La pauvreté suisse en hausse, l’attractivité professionnelle en baisse

La pauvreté en Suisse en hausse

La Suisse, paradis fiscal, joyau touristique, niche de l’emploi… Nombreux sont les clichés sur la Suisse. Pourtant, ces derniers temps révèlent que les idées reçues sur ce pays aux multiples langages ne sont plus toujours d’actualité et tendent à sombrer dans l’obsolescence.

L’attractivité du marché Suisse est à la baisse

Jeudi dernier, la capitale suisse a reçu la visite d’une personne de grande renommée venue pour défendre la libre circulation des personnes dans le pays : la patronne des grands patrons, Monika Rühl. Lors d’une rencontre au sein des locaux suisses de Procter&Gamble à l’occasion d’une soirée portes ouvertes, la directrice d’economiesuisse a confié au média Le Temps ses doutes quant à l’attractivité commerciale de la Suisse.

En effet, selon elle, le marché Suisse paraît nettement moins attractif qu’il y a dix ans, affirmation basée sur la constatation qu’il y a eu deux fois moins d’implantations de nouvelles sociétés sur le sol helvétique ces dix dernières années. Une tendance qui risquerait bien de s’empirer, l’arrivée de Donald Trump au pouvoir et du Brexit entre Le Royaume-Uni et l’Union Européenne mettant d’autant plus en danger la stabilité commerciale en suisse.

Phénomène de cause à effet des plus naturels, moins de sociétés établies en Suisse signifie incontournablement une baisse d’emploi générés dans le pays. L’attractivité professionnelle en Suisse fait donc également partie des idées reçues à placer au rang des obsolescences helvétiques.

La pauvreté en augmentation

Outre la baisse de l’attractivité commerciale, la Suisse vit également un autre fléau, celui de la pauvreté. En effet, selon les derniers chiffres l’Office fédéral de la statistique (OFS) divulgués aujourd’hui, la pauvreté toucherait pas moins de 7 % de la population. Un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes, mais qui reste tout de même inférieur aux autres pays européens, la moyenne européenne étant de plus de 17 %.

En effet, malgré un Seuil de pauvreté fixé à 2239 francs par mois pour une personne seule, nombreux sont ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts à la fin de chaque mois. Cette tendance pousse de plus en plus les habitants proche des frontières à s’intéresser à l’immobilier en France.

Un marché de moins en moins attractifs, une baisse du nombre d’emplois générés, un exode de la population et une hausse de la pauvreté, la suisse vit clairement de mauvais jours. Est-ce maintenant l’affaire d’une crise ponctuelle ou une tendance à long terme ? Seul l’avenir nous le dira.

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